La route des monts 2011

Une assistance toujours nombreuse pour ce brevet.

J’avais espéré profiter de ce dernier brevet aoûtien pour parfaire mon bronzage avant de reprendre le travail, ce fut un échec complet. Ceux qui ce dimanche matin avaient tiré la carte Kway avaient fait bonne pioche.

Le ciel quoique chargé offrait pourtant des espaces dégagés qui laissait envisager un temps nuageux mais sec. Si les ondées apparues dans la première partie du parcours de 110 km ne prêtaient pas à conséquence il en fut tout autrement après le second ravitaillement. Peu après le second passage à Boeschepe, cela se transforma en un véritable déluge, incitant certains à s’arrêter pour profiter de l’abri précaire d’une avancée de toit. Ne prévoyant pas d’accalmie prochaine, je préférai continuer, accélérant la cadence afin d’essayer de me réchauffer, mon coupe vent débardeur ayant depuis longtemps cessé de m’apporter une quelconque protection.

A l’approche du Mont Noir, les montées se révélèrent particulièrement pénibles, mes cuisses étant au bord de la tétanisation (effet direct du froid ou indirect, l’hygrométrie ambiante invitant peu à l’hydratation régulière?). Quant aux descentes, ruisselantes d’eau et souvent boueuses, parcouru de frissons, j’en négociai plus d’une au frein.

Ce n’est qu’à une dizaine de kilomètres de l’arrivée, qu’une accalmie permit de retrouver des conditions plus supportables. C’est néanmoins transi de froid que j’arrivai à la base des Prés du Hem où je restai plus d’une heure pour tenter de me réchauffer avant de rentrer vers Lille.

Votre serviteur et le temps étant devenus secs, j’entamai mon retour. Alors que je quittai la base, survint une éclaircie. Un rayon de soleil me réchauffa le dos, fugace moment de bonheur.

Ces considérations personnelles et météorologiques étant achevées, quelques mots du brevet.

Comme les années précédentes, très bonne organisation, qu’il s’agisse de l’accueil, du balisage ou du ravitaillement. Elément également appréciable, à chaque édition à laquelle j’ai participé le parcours était différent. Celui-ci était très plaisant, offrant ce qu’il faut de côtes avec des pourcentages à deux chiffres, même si le Mont des Cats était évité.

A faire donc.

Seul regret, l’attrait inconditionnel des organisateurs pour l’anglicisation qui les conduit, outre le nom de la manifestation, à distribuer un « Road book » plutôt qu’un carnet de route.

Les trois circuits proposés.

Quelques photos :

Flexion

Extension

Un des deux géants de Boeschepe, toujours fidèle au rendez-vous.

Bien que le limonaire ne jouât pas faux... il plut.

Les bénévoles du deuxième ravitaillement sur le parcours de 110 km.

Près d'Hondschoote.

Une éclaircie sur le pont de Frelinghien offre un éclairage "intéressant" sur la campagne alentour.

 

Mont Saint Aubert

Pour ce premier dimanche de vacances, je n’étais pas décidé à me lever aux aurores, d’autant qu’aucun brevet n’était organisé à proximité. Ce n’est qu’à neuf trente que je quittai la maison, avec un vent frais et soutenu. Je ne regrettai pas ce départ tardif car, très vite, de belles éclaircies trouèrent un ciel jusqu’alors anthracite.

Désireux d’essayer les nouveaux réglages de mon dérailleur avant je recherchais un peu de relief et histoire de changer de mont je me dirigeai vers le Mont Saint Aubert. Les marques d’un brevet de Lys les Lannoy, croisées peu après Willems, m’y conduisirent sans que j’eusse à trop réfléchir à mon itinéraire. Le dérailleur fonctionna avec satisfaction et ce fut sans difficulté que je gravis la pente.

Une fois au sommet, un petit tour du jardin des poètes, histoire de profiter du paysage côté Lille et côté Tournai et je repartis en suivant cette fois les traces du brevet d’Anstaing. A Pont à Chin, je décidai d’une courte variante, vu l’heure déjà avancée, le long du canal. Quelques photos plus tard je reprenais la route du retour, en appuyant cette fois sur les pédales soucieux de respecter l’horaire annoncé, sans pour autant résister à un arrêt photos.

Voici quelques images pour vous donner envie (n’est-ce pas Jean-Bernard) de venir y traîner vos roues.

Les nuages et le vent jouent à l’éclairagiste. Ombre et lumière se poursuivent en des itinéraires sinueux et fantasques.

La métropole Lilloise vue du Mont Saint Aubert. On identifie sans peine le relais de télévision de Villeneuve d’Ascq, les Tours de l’Europe à Mons, Lille Europe, la Cité admnistrative. Le Beffroi se devine à l’extrême gauche .

La Grand Place de Tournai est reconnaissable malgré la brume.

Une belle vue et de la bière. Que demander de plus ?

En descendant du Mont Saint Aubert

La ferme de Barbissart. Je l’ai déjà photographiée, mais aujourd’hui elle était particulièrement bien éclairée.

Le chemin de halage très carrossable permet de suivre sans difficulté l’Escaut