Ah, les beaux jours !

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En allant vers la Base de Loisirs de Willems.

Alors qu’un vent tiède m’enveloppait dans la descente de Mons en Pévèle vers Secmont, me venait en mémoire cette même descente quelques mois plutôt quand une bise mordante traversait mes deux paires de gants. Les beaux jours sont là. Le chatoiement des épis de céréales dont l’urbain que je suis ignore s’il s’agit de blé, d’avoine ou d’orge, a remplacé les jeux de lumières sur les sillons fraîchement tracés, les odeurs d’herbe mouillée au petit matin ou chauffée par le soleil vers midi, celles plus fortes de fumure.

Plus de doute c’est l’été, les lunettes servent autant à se protéger du soleil que des insectes qui pullulent à proximité des champs ou en forêt.

Le temps était doux pour le départ du brevet proposé par l’AC Willems et la distance permettait de rejoindre l’arrivée avant la forte chaleur.

C’était un nouvel itinéraire qui, pour le 90 km, nous entraînait plus au sud vers Marchiennes. Le parcours est plat et roulant, trop peut-être, car s’il offre de belles lignes droites c’est aux dépens du caractère champêtre. Les tronçons de part et d’autre de Marchiennes empruntent des routes où la circulation est relativement dense. Mieux vaut je pense les éviter en semaine.

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Vers Marchiennes, les vaches aussi cherchent l’ombre

Le parcours du 90 Km qui, s’y j’en crois mon compteur et le temps mis pour le faire, est plus court de 5 Km est le suivant :

Willems (base de loisirs), Chereng, Tressin, Anstaing (petit Paris), Sainghin-en-Mélantois, Bouvines, Péronne-en-Mélantois, Fretin, Ennevelin (ZA Marlières), Le Croquet, Le Roseau,Tourmignies,L’atargette, Drumez, Deux-villes, Mons-en-Pévèle, Secmont,Faumont, La picterie, Coutiches, Fline-Les-Raches, Le Catelet, Marchiennes, Beuvry-la-Forêt, La verrue, Le Quesne, Nomain, Cobrieux, Bourghelles, Wannehain, Camphin-en-Pévèle, Baisieux Gare, Willems (base de loisirs).

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A la Picterie, suivez la direction Bersée pour le 65 km

Un itinéraire de 65 Km bifurque à La Picterie pour rejoindre Auchy les Orchies puis Nomain ou il rejoint de nouveau le 90 Km.

Le balisage est constitué de deux triangles blancs superposés. Le départ est situé à la base de loisirs de Willems.

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Traditionnels sandwich et boisson à l’arrivée.

Lille Valjoly 2009 (compte rendu)

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Le ravitaillement de Maroilles
C’est à Valjoly qu’il fallait aller ce dimanche 14 juin pour échapper à la pluie.

Partis à 6h30, quelques gouttes sont venues nous rafraîchir aux alentours de Seclin, mais rien de bien méchant. Le ciel était par contre franchement menaçant au-dessus Lille. Dès 10h00, une éclaircie s’amorçait et le beau temps ne devait plus nous quitter de la journée, avec un réchauffement assez marqué en fin de matinée. La traversée de la forêt de Mormal, offrant ses longues allées ombragées, n’en était que plus agréable.

Si le parcours est dans ses grandes lignes identique à celui de l’an denier, plusieurs variantes ont été apportées. J’ai noté une petite côte pavée, notamment, que l’on doit à l’obligeance de Roland, à en croire l’inscription sur la chaussée. De même, la traversée de Denain est différente de celle décrite dans l’article de juin 2008.

Le parcours demeure très plaisant surtout dans sa partie Avesnoise.

Rien à dire sur l’organisation si ce n’est le kilométrage intermédiaire de la feuille de route, inexact. Je n’ai plus en tête la distance précise relevée au compteur, mais l’étape précédant Maroilles est plus longue d’au moins 10 Km. L’effet positif en est que le ravitaillement suivant de Semeries arrive plus tôt que prévu et les derniers 18 Km qui le séparent de l’arrivée sont avalés (en ce qui me concerne en tout cas) avec plus de facilité que les précédents. Mais cette imprécision n’aide pas à doser son effort.

Cette réserve minime étant levée, c’est un brevet à faire sans hésiter.

Pour le retour, le plus simple est de rejoindre Aulnoy-Aymeries où l’on peut prendre un TER. Cela ajoute une trentaine de kilomètres, histoire de dépasser les 200 Km pour la sortie.

Pour ceux  qui ont raté l’édition 2009 et n’ont pas la patience d’attendre la prochaine, le départ est situé rue de Lompret à Lomme, à l’intersection avec la rue du Chemin noir. Le balisage au sol est matérialisé par un L contenant un V peint en vert.

Lille les Prés du Hem

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Paysages de pâtures sur cette portion de la Lys

Dimanche dernier était consacré à une balade en vélo avec l’association de quartier. 22 Km entre Mons-en-Baroeul et la base de loisirs des Prés du Hem, avec des enfants dont la plus jeune avait 6 ans et demi.

Inutile de dire que nous avons pédalé à un rythme très tranquille et les Costauds de Lomme, que nous avons croisés alors qu’ils rejoignaient en peloton leur point d’arrivée, ont fortement impressionné.

Après le jardin Mosaic, déjà évoqué sur ce blog (8 mai 2008), c’est un autre lieu de l’Espace Naturel Métropolitain que je vous invite à découvrir en famille. Il faut éviter les week-ends de grand beau temps où la fréquentation peut être élevée. Mais ce dimanche, démarré sous la pluie et qui a connu de belles éclaircies dans l’après-midi, était idéal. Nous avons pu profiter sans contrainte des nombreuses animations proposées.

Il est bien sûr conseillé de s’y rendre à vélo. L’itinéraire officiel propose, à partir de Lille, d’emprunter les berges de la Deûle puis de la Lys pour rejoindre Armentières. Mais ce parcours peut être un peu long pour des mollets encore tendres. Nous avons donc opté pour un itinéraire plus direct et moins fluvial qui, partant de Mons-en-Baroeul, rejoint le Bois de Boulogne à Lille, puis Pérenchies, via Lambersart, pour se diriger ensuite vers Houplines où il emprunte, pour terminer, les berges de la Lys.

Vous trouverez ce parcours, qui privilégie les routes peu fréquentées, sur Openrunner à l’adresse suivante : http://www.openrunner.com/index.php?id=262279

Une alternative consiste à rejoindre Verlinghem puis Quesnoy-sur-Deûle, où l’on peut suivre la Deûle puis la Lys. Vous croiserez sans aucun doute, canards, hérons et autres volatiles d’eau.

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Confluence de la Deûle et de la Lys à Deulemont

Pour le retour, si vous êtes accompagnés de jeunes enfants, vous pouvez rentrer en TER, la gare d’Armentières est à deux tours de roue.

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Sur le chemin du retour

La crevaison (3)

Ce week-end ayant été un week-end sans, sans sortie longue j’entends, j’enrichirai donc cette chronique cycliste de nouvelles considérations sur la crevaison.

Je renvoie les lecteurs épisodiques de ce blog aux deux précédents articles sur ce thème, datés du 12 février et du 23 novembre 2008, où il est question de diverses circonstances ayant accompagné des crevaisons et de l’interrogation majeure qui est de savoir ce qui du hasard, de la destinée ou de l’inconscient permet d’expliquer les crevaisons.

Ces réflexions sont alimentées par une récente anecdote survenue lors du brevet « La Patricia ».

Arrivé sur le lieu de départ, je réalise que je suis parti sans pompe. Que faire ? M’en retourner pour récupérer la pompe en question ? Etant venu à vélo, cela me fait 30 Km aller-retour et, dans ces conditions, je pourrai difficilement suivre l’itinéraire le plus long.

Je décide donc de prendre le risque d’une crevaison, faisant le pari que je croiserai toujours un cycliste équipé.

Inutile de dire l’attention portée à la route afin d’éviter tout portion suspecte ou à risque et les petites montées d’adrénaline lorsque le changement de revêtement modifiait la suspension pouvant laisser croire à une perte de pression.

La randonnée en solitaire étant propice, selon les moments, à l’introspection ou à la rêverie, je me mis à imaginer les différents scénarios de crevaison possibles, du plus catastrophique au plus confortable. Parmi ceux-ci figurait en bonne place la crevaison près d’un point de ravitaillement.

Faut-il vraiment que je poursuive ? Vous avez déjà deviné la chute. J’avais à peine parcouru 500 m, après le deuxième ravitaillement que je m’arrêtais, le pneu arrière crevé. Fort heureusement, les organisateurs prévoyants étaient munis d’une pompe à pied. C’est donc gonflé à bloc, mais l’esprit pas complètement tranquille, que je repartais vers l’arrivée.

Hasard, destin, inconscient ? La question demeure entière.

Ce qui est sûr par contre, c’est la statistique de mes crevaisons, que je vous livre.

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